Ne tournons pas autour du pot : indéniablement, la direction artistique de Mouse: P.I. For Hire est un des points forts du jeu. Dès l’introduction, dès nos premiers pas, nous sommes plongés dans ce jeu qui s’inspire des polar des années 30. Que ce soit à travers ce noir et blanc parfaitement maitrisé (et la possibilité de jouer avec les filtres), la voix du protagoniste principal, Jack Pepper, qui est détective privé ou encore par les thématiques abordées, Mouse: P.I. For Hire coche pleinement toutes les cases d’un jeu qui se déroule au début du 20e siècle.
Nous sommes donc plongés dans ce milieu sombre et occulte en prenant les commandes d’un détective privé dont le premier objectif est de comprendre et de résoudre le mystère qui entoure la disparition de l’un de ses amis, un magicien. Si le postulat est relativement simple, l’enquête tisse ses fils (de fromage fondu) au cours de la vingtaine de missions qu’il faut parcourir en un peu plus de 10 heures de jeu. Au cours de vos pérégrinations, vous rassemblez des indices que vous pouvez ensuite afficher sur un tableau dans votre bureau. A l’aide de punaises et de fils, on se rend assez vite compte que tout se tient et qu’il s’agit de résoudre un problème bien plus important que celui d’un magicien disparu. Corruption, kidnapping, assassinat… Le travail de Jack Pepper est coriace, dense et plutôt intéressant. On s’y plonge corps et âme avec plaisir, même si on aurait aimé que la partie « enquête » soit un peu plus poussée. De fait, hormis récupérer les quelques objets disséminés au cœur des missions, discuter avec l’un ou l’autre protagoniste et installer les indices sur notre tableau, l’aspect « policier » n’est pas plus développé.

Heureusement pour Mouse: P.I. For Hire, le jeu ne se limite pas à ça. En réalité, il se présente avant tout comme un FPS qui pioche çà et là de bonnes idées. On se retrouve donc, au départ, avec une maniabilité relativement simple que tout bon joueur du genre appréhendera avec aisance. Pourtant, au fil de notre avancée, on se rend compte que les affrontements sont un chouïa plus complexes qu’il n’y parait. Pour ceux qui y auraient déjà joué, ils pourraient être comparés à ce que les derniers épisodes de DOOM proposaient, à savoir une suite d’arènes / de stages dans lesquels sont disséminés des munitions, des armures et éventuellement l’un ou l’autre bonus. Il est donc inconcevable de rester sur place et d’attendre que vos ennemis surgissent de portes placées aux quatre coins de chaque pièce. Vous devez bouger, esquiver, changer régulièrement d’armes et affronter vos adversaires avec dextérité pour les éliminer le plus vite possible et avancer dans votre enquête. Le principe, bien que connu, est parfaitement maitrisé tout en étant addictif. On se plait à enchainer les combats, à employer tout l’équipement qui est à notre disposition. Le seul bémol vient du fait que les situations proposées par le jeu ne se renouvellent pas vraiment. Mouse: P.I. For Hire ne sort jamais des sentiers battus sur lequel il s’est confortablement installé, et pourtant les occasions ne manquaient pas de tenter autre chose. Dommage.
Pour éviter de tomber dans la répétitivité et créer un sentiment de lassitude auprès du joueur, le jeu nous offre un panel d’une douzaine d’armes au total, ce qui s’avère plutôt intéressant. On retrouve bien entendu les classiques que sont le pistolet, le fusil à pompe, la mitraillette ou encore le bazooka. Mais il y a aussi quelques surprises plutôt originales qui nous font sourire et qui sortent du lot. On profite d’ailleurs de l’occasion pour souligner que le feeling des armes est franchement excellent, tant au niveau du ressenti manette en mains que du son de nos pétoires. Même son de cloche du côté du bestiaire qui se veut varié, bien que sur le plan visuel il se contente de refourguer toutes les sorties de souris possibles et imaginables. Chaque ennemi dispose de ses propres mouvements (charge, vol, esquive…) et de ses armes (corps-à-corps, distance, explosifs…) qui nous obligent à agir en conséquence. Ainsi, à la manière de DOOM, en sélectionnant une difficulté adéquate, on se retrouve à gérer nos combats comme des énigmes rapides et nerveuses où il s’agit d’être le plus efficace possible.

Du côté des bonnes surprises, on peut également saluer la présence de quelques boss qui proposent des challenges aussi variés qu’intéressants. Les combats ne sont jamais similaires et le jeu ne se contente pas simplement de nous envoyer des « sacs à PV » qu’il faut descendre en vidant tous nos chargeurs comme une souris s’acharnerait sur un petit morceau de Pecorino. Non, dans Mouse: P.I. For Hire, il faudra tantôt passer son temps à résoudre un petit casse-tête de cartes, tantôt abattre un avion à l’aide de canons DCA. Les situations sont variées et ajoutent du piment à un jeu qui n’en manque franchement pas, et ce du début à la fin.
Autre aspect intéressant du jeu : l’exploration. Si les différents niveaux sont une succession de salles à traverser et d’ennemis à éliminer, il ne faut pas non plus oublier les nombreux secrets qui s’y dissimulent. De fait, si vous prenez le temps de fouiller les environs et de regarder les indices qui y sont disséminés (et qui parfois tiennent sur un tout petit morceau de papier), vous pouvez trouver le chemin qui vous mène à différentes pièces cachées où il est possible de récupérer des collectibles qui prennent plusieurs formes. Cela peut être des journaux qui viennent étendre un peu le lore du jeu et l’univers dans lequel nous évoluons, ou des morceaux de planches de comics qui illustrent les aventures de Jack Pepper. Dans un cas comme dans l’autre, la proposition reste pertinente et alléchante puisqu’elle densifie le background. Autre possibilité : vous pouvez, au fil de vos recherches, mettre la main sur des plans d’armes qui peuvent être utilisés près de votre bureau afin d’améliorer votre arsenal. Votre équipement sera ainsi nettement plus létal grâce à une précision ou des dégâts accrus, un chargeur plus important…
Si l’expérience du jeu vous plait et vous convient, sachez également qu’il est possible de pousser les choses un peu plus loin en réalisant toute une série de quêtes annexes qui vous sont données, notamment, en discutant avec les PNJ qui se trouvent autour de votre bureau. En général assez simplistes, elles se résument à se rendre à un endroit bien précis afin de récupérer un objet particulier et le ramener. On peut également souligner le mini-jeu d’ouverture de coffres qui est assez instinctif mais qui nécessite une bonne dose d’adresse et de rapidité afin de pouvoir les ouvrir dans le temps imparti. On vous conseille d’ailleurs de sauvegarder régulièrement votre partie car certaines serrures ne peuvent être forcées deux fois. En cas d’échec, vous devez donc charger votre partie, vous voilà prévenu.

Vous l’avez compris, notre expérience s’est avérée franchement positive. Pourtant, soyons honnête, elle n’est pas exempte de petits défauts. Le grappin que l’on débloque (au milieu de toute une série de mouvements supplémentaires) manque cruellement de précision ou tout du moins d’intuitivité. Il arrive parfois que l’on s’avance trop vite dans une pièce et que l’on ne puisse plus faire marche arrière, ce qui est frustrant pour l’exploration. Si, comme nous, vous tentez d’atteindre toutes les hauteurs possibles et même de tenter une approche différente, vous risquez de vous heurter à bon nombre de murs invisibles qui vous contraignent à avancer en direction du chemin prévu. Enfin, passé la surprise des premières heures de jeu, le level design s’embourbe dans une forme de classicisme qui, sans démériter, manque d’un peu de piment (comme dans l’excellent Cheddar Red Devil). De menus défauts en comparaison de tous les points positifs relevés précédemment, mais des défauts malgré tout.
Sur le plan technique, Mouse: P.I. For Hire s’est montré irréprochable tout au long de notre test qui a été mené sur Xbox Series X. Le titre est fluide et visuellement irréprochable. Il bénéficie d’un aspect cartoon qui facilite franchement les choses mais qui profite d’un soin tout particulier, surtout grâce aux nombreux détails et personnages qui s’affichent à l’écran. Le noir et blanc – bien qu’il puisse lasser au bout d’un certain temps – est maitrisé et les différents environnements proposés apportent une belle plus-value au parcours de notre détective. Bref, c’est un régal, même pour nos oreilles puisque le doublage anglais est d’excellente facture, notamment grâce au travail de Troy Baker (Bioshock, The Last of Us) qui donne vie à Jack Pepper. Enfin, comment ne pas parler de la bande-son qui s’inscrit parfaitement dans cet univers de polar des années 30 avec des thèmes réussis, porteurs, qui donnent vie aux combats que l’on doit mener et aux boss que l’on doit affronter. Du grand art, tout simplement.
Nous sommes donc plongés dans ce milieu sombre et occulte en prenant les commandes d’un détective privé dont le premier objectif est de comprendre et de résoudre le mystère qui entoure la disparition de l’un de ses amis, un magicien. Si le postulat est relativement simple, l’enquête tisse ses fils (de fromage fondu) au cours de la vingtaine de missions qu’il faut parcourir en un peu plus de 10 heures de jeu. Au cours de vos pérégrinations, vous rassemblez des indices que vous pouvez ensuite afficher sur un tableau dans votre bureau. A l’aide de punaises et de fils, on se rend assez vite compte que tout se tient et qu’il s’agit de résoudre un problème bien plus important que celui d’un magicien disparu. Corruption, kidnapping, assassinat… Le travail de Jack Pepper est coriace, dense et plutôt intéressant. On s’y plonge corps et âme avec plaisir, même si on aurait aimé que la partie « enquête » soit un peu plus poussée. De fait, hormis récupérer les quelques objets disséminés au cœur des missions, discuter avec l’un ou l’autre protagoniste et installer les indices sur notre tableau, l’aspect « policier » n’est pas plus développé.
Heureusement pour Mouse: P.I. For Hire, le jeu ne se limite pas à ça. En réalité, il se présente avant tout comme un FPS qui pioche çà et là de bonnes idées. On se retrouve donc, au départ, avec une maniabilité relativement simple que tout bon joueur du genre appréhendera avec aisance. Pourtant, au fil de notre avancée, on se rend compte que les affrontements sont un chouïa plus complexes qu’il n’y parait. Pour ceux qui y auraient déjà joué, ils pourraient être comparés à ce que les derniers épisodes de DOOM proposaient, à savoir une suite d’arènes / de stages dans lesquels sont disséminés des munitions, des armures et éventuellement l’un ou l’autre bonus. Il est donc inconcevable de rester sur place et d’attendre que vos ennemis surgissent de portes placées aux quatre coins de chaque pièce. Vous devez bouger, esquiver, changer régulièrement d’armes et affronter vos adversaires avec dextérité pour les éliminer le plus vite possible et avancer dans votre enquête. Le principe, bien que connu, est parfaitement maitrisé tout en étant addictif. On se plait à enchainer les combats, à employer tout l’équipement qui est à notre disposition. Le seul bémol vient du fait que les situations proposées par le jeu ne se renouvellent pas vraiment. Mouse: P.I. For Hire ne sort jamais des sentiers battus sur lequel il s’est confortablement installé, et pourtant les occasions ne manquaient pas de tenter autre chose. Dommage.
Pour éviter de tomber dans la répétitivité et créer un sentiment de lassitude auprès du joueur, le jeu nous offre un panel d’une douzaine d’armes au total, ce qui s’avère plutôt intéressant. On retrouve bien entendu les classiques que sont le pistolet, le fusil à pompe, la mitraillette ou encore le bazooka. Mais il y a aussi quelques surprises plutôt originales qui nous font sourire et qui sortent du lot. On profite d’ailleurs de l’occasion pour souligner que le feeling des armes est franchement excellent, tant au niveau du ressenti manette en mains que du son de nos pétoires. Même son de cloche du côté du bestiaire qui se veut varié, bien que sur le plan visuel il se contente de refourguer toutes les sorties de souris possibles et imaginables. Chaque ennemi dispose de ses propres mouvements (charge, vol, esquive…) et de ses armes (corps-à-corps, distance, explosifs…) qui nous obligent à agir en conséquence. Ainsi, à la manière de DOOM, en sélectionnant une difficulté adéquate, on se retrouve à gérer nos combats comme des énigmes rapides et nerveuses où il s’agit d’être le plus efficace possible.
Du côté des bonnes surprises, on peut également saluer la présence de quelques boss qui proposent des challenges aussi variés qu’intéressants. Les combats ne sont jamais similaires et le jeu ne se contente pas simplement de nous envoyer des « sacs à PV » qu’il faut descendre en vidant tous nos chargeurs comme une souris s’acharnerait sur un petit morceau de Pecorino. Non, dans Mouse: P.I. For Hire, il faudra tantôt passer son temps à résoudre un petit casse-tête de cartes, tantôt abattre un avion à l’aide de canons DCA. Les situations sont variées et ajoutent du piment à un jeu qui n’en manque franchement pas, et ce du début à la fin.
Autre aspect intéressant du jeu : l’exploration. Si les différents niveaux sont une succession de salles à traverser et d’ennemis à éliminer, il ne faut pas non plus oublier les nombreux secrets qui s’y dissimulent. De fait, si vous prenez le temps de fouiller les environs et de regarder les indices qui y sont disséminés (et qui parfois tiennent sur un tout petit morceau de papier), vous pouvez trouver le chemin qui vous mène à différentes pièces cachées où il est possible de récupérer des collectibles qui prennent plusieurs formes. Cela peut être des journaux qui viennent étendre un peu le lore du jeu et l’univers dans lequel nous évoluons, ou des morceaux de planches de comics qui illustrent les aventures de Jack Pepper. Dans un cas comme dans l’autre, la proposition reste pertinente et alléchante puisqu’elle densifie le background. Autre possibilité : vous pouvez, au fil de vos recherches, mettre la main sur des plans d’armes qui peuvent être utilisés près de votre bureau afin d’améliorer votre arsenal. Votre équipement sera ainsi nettement plus létal grâce à une précision ou des dégâts accrus, un chargeur plus important…
Si l’expérience du jeu vous plait et vous convient, sachez également qu’il est possible de pousser les choses un peu plus loin en réalisant toute une série de quêtes annexes qui vous sont données, notamment, en discutant avec les PNJ qui se trouvent autour de votre bureau. En général assez simplistes, elles se résument à se rendre à un endroit bien précis afin de récupérer un objet particulier et le ramener. On peut également souligner le mini-jeu d’ouverture de coffres qui est assez instinctif mais qui nécessite une bonne dose d’adresse et de rapidité afin de pouvoir les ouvrir dans le temps imparti. On vous conseille d’ailleurs de sauvegarder régulièrement votre partie car certaines serrures ne peuvent être forcées deux fois. En cas d’échec, vous devez donc charger votre partie, vous voilà prévenu.
Vous l’avez compris, notre expérience s’est avérée franchement positive. Pourtant, soyons honnête, elle n’est pas exempte de petits défauts. Le grappin que l’on débloque (au milieu de toute une série de mouvements supplémentaires) manque cruellement de précision ou tout du moins d’intuitivité. Il arrive parfois que l’on s’avance trop vite dans une pièce et que l’on ne puisse plus faire marche arrière, ce qui est frustrant pour l’exploration. Si, comme nous, vous tentez d’atteindre toutes les hauteurs possibles et même de tenter une approche différente, vous risquez de vous heurter à bon nombre de murs invisibles qui vous contraignent à avancer en direction du chemin prévu. Enfin, passé la surprise des premières heures de jeu, le level design s’embourbe dans une forme de classicisme qui, sans démériter, manque d’un peu de piment (comme dans l’excellent Cheddar Red Devil). De menus défauts en comparaison de tous les points positifs relevés précédemment, mais des défauts malgré tout.
Sur le plan technique, Mouse: P.I. For Hire s’est montré irréprochable tout au long de notre test qui a été mené sur Xbox Series X. Le titre est fluide et visuellement irréprochable. Il bénéficie d’un aspect cartoon qui facilite franchement les choses mais qui profite d’un soin tout particulier, surtout grâce aux nombreux détails et personnages qui s’affichent à l’écran. Le noir et blanc – bien qu’il puisse lasser au bout d’un certain temps – est maitrisé et les différents environnements proposés apportent une belle plus-value au parcours de notre détective. Bref, c’est un régal, même pour nos oreilles puisque le doublage anglais est d’excellente facture, notamment grâce au travail de Troy Baker (Bioshock, The Last of Us) qui donne vie à Jack Pepper. Enfin, comment ne pas parler de la bande-son qui s’inscrit parfaitement dans cet univers de polar des années 30 avec des thèmes réussis, porteurs, qui donnent vie aux combats que l’on doit mener et aux boss que l’on doit affronter. Du grand art, tout simplement.
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