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Xbox Test de Kusan: City of Wolves sur Xbox Series X, une bonne alternative à Hotline Miami

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GameActu
L’histoire de Kusan: City of Wolves se déroule dans un univers qui n’est pas sans rappeler, d’une certaine manière, la célèbre bande dessinée Black Sad. Les protagonistes sont des animaux anthropomorphes qui prennent l’allure de loups, de panthères ou d’autres créatures que nous connaissons bien. Le titre nous plonge dans l’action immédiatement avec une scène sanglante qui se termine par la mort d’un personnage qui nous est inconnu. Notre héros se réveille ensuite, alerté par le tapage d’un garçon qui vient lui demander de l’aide car sa sœur a disparu. Il n’en faut pas plus pour que Jin sorte de chez lui et montre ce dont il est capable.

Kusan City of Wolves 3

Souvent reléguée au second plan dans ce type de jeu, l’histoire de Kusan: City of Wolves occupe une place prépondérante. Il faut dire qu’elle est introduite intelligemment et est portée par une mise en scène qui fait écho aux Comics ou aux mangas. Les dessins sont soignés, les bruitages agréables et l’ensemble nous tient suffisamment en haleine pour nous pousser sans cesse vers l’avant. Sans être révolutionnaire ni même particulièrement surprenant, le scénario aborde des thématiques intéressantes comme le traumatisme de guerre, la perte d’un être cher. Il se permet également de mettre en avant les décisions morales et éthiques que tout un chacun doit prendre au cours de sa vie. C’est bien amené, surtout que l’univers dépeint s’avère intrigant et bien conçu. On aurait presque apprécié pouvoir l’explorer davantage et que le lore puisse s’étendre un peu plus, surtout que le jeu s’avère relativement court, au final. En effet, il ne faut pas plus de quelques heures – 5 à 6 – pour achever l’aventure en ligne droite. Du côté de la rejouabilité, bien que la possibilité de recommencer les différents niveaux afin d’atteindre de meilleurs scores existe, cela reste tout de même timoré.

Du côté du gameplay, Kusan: City of Wolves reprend vraiment le principe d’Hotline Miami, à savoir une caméra placée au-dessus du joueur et des niveaux qui sont découpés en plusieurs tableaux que l’on doit traverser et au cours desquels il faut éliminer tous les ennemis présents. Un concept simple, efficace et addictif qui se heurte aux mêmes problèmes que la série de jeux dont il s’inspire. On pense par exemple à la caméra qui limite le champ de vision et qui nous empêche de voir arriver certains adversaires. Il faut rappeler que le moindre coup que l’on reçoit est synonyme d’échec, ce qui nous renvoie au début de la séquence en cours. Votre mort fait partie intégrante de l’expérience de jeu et il faut accepter de passer l’arme à gauche plusieurs fois avant de trouver la solution idéale. Foncer dans le tas sans réfléchir est d’ailleurs totalement déconseillé. Bien que rapide et nerveux, le jeu s’apparente davantage à un puzzle-game où chaque combat nécessite de passer par le bon chemin, d’employer telle arme contre tel ennemi ou d’agir de telle manière. Si vous parvenez à éliminer vos adversaires, en les enchainant rapidement, vous aurez alors un score de combat (à la manière de Devil May Cry). Comme dit précédemment, seuls ceux et celles qui cherchent à performer trouveront de l’intérêt dans cette formule qui vous invite à recommencer encore et encore vos affrontements.

Kusan City of Wolves 2

Qui dit puzzle-game dit forcément direction artistique bien pensée. De ce côté-là, force est de reconnaitre que Kusan: City of Wolves fait le job. Chaque niveau est différent et bien qu’ils se ressemblent visuellement parlant, il nous impose un cheminement unique. On prend donc un malin plaisir à analyser la situation et à repérer les possibilités qui s’offrent à nous : utiliser un objet, traverser tel mur pour contourner les ennemis, se méfier des vitres qui se trouvent un peu plus loin… Au final, il y a pas mal de paramètres à prendre en compte si on souhaite trouver la sortie sans que cela ne soit excessivement frustrant. L’équilibre nous a donc semblé tout à fait juste.

Pour éliminer vos adversaires, vous allez pouvoir compter sur un équipement varié. Votre première arme n’est autre que votre bras qui vous offre l’opportunité de décupler votre force et ainsi de traverser certains murs ou même les portes. Très rapidement, vous pourrez compter sur votre couteau qu’il sera possible de lancer à distance (attention : dans les limites du raisonnable), mais aussi sur une arme (à feu) qui prend la forme d’un pistolet, d’une arbalète ou d’un fusil à pompe par exemple. Chacune d’entre elles dispose de ses qualités et de ses inconvénients et c’est à vous de choisir celle qui vous semble plus pertinente, plus intéressante. Vos munitions étant limitées, vous devez aussi les employer prudemment au risque de vous retrouver bien trop vite dans une situation complexe.

Tout cet attirail peut également, entre chaque mission, être amélioré auprès de l’une de vos connaissances qui n’hésite pas à se cacher sous un carton à la manière du légendaire Solid Snake. Le principe est simple : moyennant finance, vous pouvez customiser votre équipement et ajouter des capacités. Attention toutefois que chacune des améliorations occupe une place dans votre inventaire. Un inventaire qui, comme dans Resident Evil 4 et sa mallette, doit être organisé et optimisé pour pouvoir y faire rentrer un maximum de choses. C’est plutôt bien pensé et assez sympathique, tout en évitant au jeu de tomber dans la création d’un personnage tout puissant qui écraserait la concurrence bien trop vite.

Kusan City of Wolves 1

Du côté du bestiaire, Kusan: City of Wolves joue la carte de la simplicité. Votre progression sera jalonnée par l’arrivée de nouveaux ennemis qui vous obligent à agir en conséquence. Si les premiers ne vous attaquent qu’au corps-à-corps, vous croiserez rapidement des ennemis utilisant des fusils, d’autres envoyant des mines qui vous ralentissent. Il y a également le chien mécanique, le drone et son rayon ou encore le taureau qui fonce à travers tout le niveau et qu’il vaut mieux éviter si on souhaite continuer. Bref, le bestiaire est assez conséquent, compte tenu de la petite durée de vie du titre, et il crée une diversité qui nous oblige à aborder certaines pièces en tenant compte de toutes les spécificités de nos adversaires. Il est intéressant de noter que l’aventure comprend plusieurs combats de boss qui nécessitent une attention de tous les instants puisque la moindre erreur de votre part est fatale. Ces combats sont bien pensés et créent une tension bienvenue dans le jeu. Dommage qu’ils ne soient pas un peu plus nombreux. On trouve d’ailleurs que Kusan: City of Wolves est, globalement, trop sage. Il aurait été possible de casser un peu la routine et le rythme en proposant des niveaux plus originaux (comme celui sur les routes), mais ces prises de risques sont beaucoup trop rares.

Sur le plan technique, nous n’avons pas rencontré le moindre problème au cours de notre partie qui a été réalisée sur Xbox Series X. Le titre est d’une fluidité impeccable et aucun bug n’est venu ternir l’expérience de jeu. Du côté de la direction artistique, on salue la narration sous la forme de comics/manga qui est une véritable réussite, ainsi que l’aspect pixelisé du jeu qui lui sied à merveille. Notre seule réserve vient du fait que les environnements manquent de folie et semblent trop « proches » les uns des autres. On aurait vraiment apprécié davantage de possibilités, surtout que le contexte et la ville proposée le permettent largement. Enfin, un petit mot sur la partie sonore du titre qui fait le job, sans fioriture. Les musiques sont efficaces mais ne resteront pas gravées dans les mémoires. Les bruitages quant à eux correspondent à ce que l’on est en droit d’attendre d’un titre de cet acabit. Simple et efficace, dirons-nous.​


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