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Xbox Test de Gothic 1 Remake sur Xbox Series X, c’était mieux avant ?

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GameActu
Dans un monde Heroic-Fantasy où l’affrontement fait rage entre les Humains et les Orcs, l’extraction d’un formidable minerai aux éclats azur représente le véritable nerf de la guerre. Soucieux de protéger leurs mines de toute menace externe, les Humains s’en remettent aux pouvoirs de leurs mages afin d’ériger une barrière protectrice. L’ennui, c’est qu’à trop jouer les apprentis-sorciers, les mages ont accidentellement activé le pouvoir de cristaux qui ont donné une particularité à la barrière : s’il est possible pour un humain de la traverser depuis l’extérieur, il est en revanche impossible d’en sortir ! Les objets, eux, ne semblent pas soumis à cette restriction. Voilà qui est fort déplaisant pour le Roi et ses sujets, mais qui permet à quelques désormais ex-mineurs plus fûtés que les autres de prendre la main sur leur propre destin et sur celui des hommes et femmes désormais coincés sous le dôme magique.

La vie s’organise donc dans ce petit territoire autonome, la « Colonie », et trois factions (Ancien Camp, Nouveau Camp et Confrérie du Marais) se disputent le contrôle territorial et, par-dessus tout, celui de l’extraction minière. Du minerai est envoyé de l’autre côté de la barrière, tandis que le Roi fait parvenir aux prisonniers de la barrière des biens de toutes sortes. Mais aussi des êtres humains qui échappent ainsi à la prison ou à la mort pour aller vivre une vie de « gratte-cailloux » comme on dit ici. Notre héros sans nom est de ceux-là, à ceci près que la bonne fortune lui octroie une chance de jouer un rôle autrement plus important. Chargé de délivrer une lettre, notre héros fait ainsi ses premiers pas dans la Colonie. Une terre majoritairement sauvage et hostile, où se succèdent très rapidement les missions pour l’un des camps, puis les autres, avec en toile de fond la question qui taraude tout le monde : y a-t-il un moyen de sortir de la Colonie et allons-nous y parvenir ?

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Gothic 1 Remake est, de la volonté de son développeur, une adaptation qui apporte beaucoup sur le plan graphique et ergonomique, ainsi que nous en parlons un peu plus loin, mais qui conserve en revanche tout du déroulement du jeu d’origine. On retrouve les mêmes missions, principales comme secondaires, autour d’une intrigue qui se met doucement en place. Si les débuts sont un petit peu laborieux parce que l’on nous pousse pas mal à servir de larbin aux uns et aux autres dans le but de nous faire une place dans l’une des trois factions, le scénario déroule au bout d’une dizaine d’heures le fil d’une histoire intéressante à découvrir. C’est peut-être même plus au travers des nombreux personnages que l’on rencontre, chacun ayant été façonné avec une véritable identité, que Gothic 1 Remake témoigne de sa qualité d’écriture encore tout à fait au point. L’ajout de nombreux (et bons) nouveaux doublages opéré à l’occasion de ce Remake participe de l’immersion.

On aurait pu se dire que, 25 ans plus tard, un monde ouvert aussi restreint que celui de Gothic allait peut-être avoir du mal à surprendre les explorateurs. C’est une pensée d’autant plus envisageable parce que l’on a pu voir ces dernières années, avec les jeux Elex notamment, que cette approche spécifique du RPG européen pouvait fonctionner efficacement dans des environnements de grande taille. Mais c’est finalement et précisément cette sensation d’évoluer en huis-clos dans une région atypique qui confère à Gothic 1 Remake la capacité de faire ressentir au joueur le frisson de la découverte. A défaut de cavaler des kilomètres pour découvrir un nouvel environnement, on peut éventuellement y accéder ici en passant d’un versant d’une colline à l’autre, ou en traversant une rivière ; l’aventure tient alors au seul défi de parvenir à destination.

On l’a dit, Gothic 1 Remake reprend les codes de son ancêtre : on débute dans le dénuement le plus total, on n’est pas beaucoup plus à l’aise aux bout de cinq ou dix heures, alors que l’on a découvert que tout objet coûte un bras et que gagner des pépites de minerai, ça se mérite. Sans boussole, sans indicateur de quelque nature que ce soit, on doit apprendre les choses à la dure, en se créant des repères mentaux, en observant qui se situe où et ce qu’il peut nous aider à faire ou à comprendre. Au bout de quelques heures de jeu, on arrive tant bien que mal à acheter une carte, mais non seulement celle-ci n’indique pas grand-chose de précis, mais en plus on doit systématiquement aller la chercher dans l’inventaire pour la consulter. Le camp du marais est à l’Est ? Eh bien, il faut commencer par déterminer où se situe l’Est quand rien n’indique le Nord.

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Gothic 1 Remake ne nous prend pas par la main, pas une seule fois. Tout repose sur l’observation, l’écoute et bien évidemment l’expérience glanée au fil des nombreux échecs face aux créatures qui peuplent les terres sauvages. N’importe quoi est en mesure de nous tuer en deux coups bien placés. Et même après de nombreuses heures de jeu qui ont permis d’augmenter notre niveau et par la même les points de vie et de mana du personnage, les petits ennemis représentent tout de même un danger. Au début on tâtonne, on va au plus simple avec des quêtes proches du campement. Mais si l’on veut améliorer sa force, sa dextérité ou toute autre technique de combat (épée, arc, magie, mains nues) et de survie (crochetage, vol à la tire, alchimie, etc), il faut aller trouver le bon instructeur et dépenser ses points, voire plusieurs dizaines de pépites de minerai en extra. La protection, quant à elle, se paye à coups de pépites et ne peut être améliorée que par le forgeron de la faction que l’on a choisi de rejoindre.

Peu à peu, on apprend à connaitre l’environnement, la façon dont les ennemis ont d’attaquer. On va un petit peu plus loin que la fois précédente, on découvre de nouvelles choses, l’aventure façon Gothic prend tout son sens. Le sentiment d’évoluer dans un monde vivant et cohérent fonctionne toujours aussi bien, bien que l’on ne puisse ignorer combien les échecs pour y arriver nous ont frustrés, combien il peut être redondant de devoir aller et venir d’un campement à l’autre dans un jeu où le voyage instantané d’un point à un autre n’existe pas (ou peu si l’on veut être précis, il est possible d’obtenir des sorts de téléportation vers une poignée d’endroits). Là où nous sommes en revanche moins convaincus, c’est au sujet du combat au corps à corps. Bien que l’amélioration des capacités du personnage nous permette de créer des combos et que l’on dispose ici de fonctions d’esquive/parade bienvenues, l’ensemble est très rigide et assez peu précis. On s’en sort dans l’ensemble, mais on est face à quelque chose qui trahit l’âge vénérable de Gothic.

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A ce stade, il nous reste à parler de Gothic 1 Remake pour son apport visuel et technique. Autant dire que l’on passe d’une extrémité à l’autre sur le balancier de la satisfaction. Produit sous Unreal Engine 5, Gothic 1 Remake est d’un point de vue graphique une véritable réussite. Les premiers pas dans la Colonie nous ont tout bonnement impressionnés. Si l’on a pu dire avec les anciens Gothic, puis Risen et Elex, que c’est une famille de RPG à la qualité graphique inversement proportionnelle à leur inspiration artistique, Gothic 1 Remake remet les choses à plat. Le niveau de détail, les changements d’ambiance liés à la météo ou tout simplement la cohérence générale dans le traitement graphique font de ce remake un travail formidable. Proposé en mode graphismes ou performances, Gothic 1 Remake s’est d’ailleurs montré globalement fluide.

C’est cependant une tout autre histoire lorsque l’on parle de stabilité et de finition. En plus de planter de temps en temps pour nous ramener au menu de la console, Gothic 1 Remake est criblé de petits bugs de collision, de problèmes de scripts qui ne se déclenchent pas ou d’IA qui perd le contrôle (on est parfois obligé de relancer une sauvegarde parce que notre compagnon du moment a décidé de tourner en rond sur lui-même). Le plus pénible tient sans doute aux tremblements de la caméra et son placement hasardeux dès lors que l’on entre quelque part où le plafond est bas, ou bien le mur trop près du dos du personnage. Si l’on était – bien malheureusement – habitués à ce genre de bugs avec les jeux Piranha Bytes, on espérait que le passage entre les mains d’Alkimia allait changer les choses. Mais il semble qu’ils aient pris un peu trop au pied de la lettre l’idée de respecter le jeu d’origine… Espérons un suivi du jeu qui permette de réduire cela, car Gothic 1 Remake le mérite.​


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