Un nouveau teaser vient de dévoiler le premier aperçu de Resident Evil, l’ode du scénariste et directeur Zach Cregger à la licence de jeu d’horreur tant appréciée. Nous avons eu la chance de nous entretenir avec Cregger pour découvrir comment il façonne une histoire originale qui reste fidèle à la licence.
Lancer la vidéo
PlayStation Blog : Quel est votre premier souvenir de Resident Evil en tant que licence ?
Zach Cregger : Mon premier souvenir de Resident Evil était avec le 2. Je pense avoir joué au 2 avant le 1, et je ne pense pas avoir joué à quelconque jeu s’en rapprochant, c’est le premier survival horror auquel je me souviens avoir joué. J’y ai assurément joué avant Silent Hill, et j’avais adoré ce nouveau système de conservation de ressources. Vous deviez toujours savoir combien de balles ou d’objets de soin vous aviez. Vous deviez prendre des décisions difficiles comme que prendre avec moi ? Qu’est-ce que j’abandonne ? C’était une mécanique vraiment unique. Et j’aime vraiment dans tous les jeux Resident Evil, ou du moins la plupart d’entre eux, certains étant un peu trop arcade à mon goût, ces mécaniques de survival horror vous demandant de vous déplacer lentement et avec attention. Il était pour moi important d’inclure cet élément au film.
Tout le monde a un moment effrayant préféré dans les jeux. Quel est votre frayeur préférée dans la licence Resident Evil ?
Alors, je dois vous dire que j’y jouais en VR, mais c’était dans Resident Evil Village. Il y a un passage où vous êtes dans une maison de poupée, que vous allez dans la cave et que vous assemblez une poupée géante sur la table, avant de vous faire pourchasser par un bébé géant. Les bruits que le bébé faisait, la lumière qui s’éteint, puis la course-poursuite dans les couloirs puis le fait de devoir se cacher sous un lit, c’était vraiment terrifiant.
C’est la seule fois qu’un jeu vidéo m’a fait m’arrêter et prendre une pause. C’était trop intense pour moi. J’ai retiré mon casque, je me suis fait un café, puis j’ai continué plus tard. Mais c’était vraiment terrifiant.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer un film Resident Evil ?
Je voulais créer un film qui suit un personnage d’un point A à un point B, car c’est quelque chose que ces jeux font très bien. Vous partez dans une aventure complètement folle, vous voyez toutes sortes d’environnements, et les choses ne font qu’empirer. C’est quelque chose de très cinématographique pour moi. Je voulais donc créer une histoire qui se déroule dans le monde de Resident Evil, mais qui n’était pas une histoire que les jeux avaient déjà racontée. Pour moi cela n’aurait été intéressant pour personne si je racontais l’histoire de Leon, car les jeux l’ont déjà fait remarquablement. Je voulais donc seulement célébrer tout ce que j’aime dans ces jeux en racontant une histoire qui pourrait se dérouler en parallèle d’un de ces jeux.
Cette histoire se déroule dans le monde de Resident Evil 2, bien que j’ai effectué quelques modifications pour licence artistique. L’histoire suit tout simplement une autre personne qui était en mission le soir où tout a basculé à Raccoon City, personne qui doit se rendre d’un point A à un point B. Et à mesure que le film avance, les personnages rencontrent les mêmes choses que vous rencontrez dans les jeux. Je voulais rester fidèle au film où vous commencez avec un pistolet, puis passez au fusil à pompe avant de trouver une MP5. Vous êtes toujours inquiets par rapport au nombre de balles qu’il vous reste, vous vous blessez, et ainsi de suite. Ce fut un défi amusant pour moi d’essayer de retranscrire un jeu en un film.
Comme vous l’avez mentionné, vous ne racontez pas l’histoire des jeux, mais plutôt une histoire qui se déroule dans l’univers des jeux. Pour vous, qu’est-ce qui est essentiel au monde de Resident Evil ?
Le monde de Resident Evil est un monde où le T-Virus dont Umbrella Corporation est responsable a créé une terrible épidémie de zombies mutants. Le chaos règne où que vous regardez, et c’était un terrain de jeu amusant pour moi.
Nous connaissons les héros des jeux Resident Evil : Leon est stratégique, entraîné, et sait ce qu’il fait. Mais nous avons également vu de nouveaux personnages comme Ethan Winters (Resident Evil 7 et Resident Evil Village) et Grace (Resident Evil Requiem) qui sont laissés à leur sort dans ce monde et qui ne savent pas ce qu’ils font. Est-ce qu’Austin [Abrams, qui joue le personnage principal Bryan] suit cette tradition ou il essaie de comprendre ce qu’il doit faire ?
Austin est un peu comme un avatar pour moi, ou comment j’imagine le joueur de jeu vidéo moyen réagir s’il se retrouvait à l’intérieur du jeu. C’est une personne normale. Il n’est pas particulièrement doué pour se battre. Il est athlétique, mais ce n’est pas un athlète, c’est un peu monsieur tout le monde. C’est quelqu’un de gentil mais malchanceux qui se retrouve coincé dans un cauchemar. Et c’était vraiment amusant d’imaginer comment je réagirais si je voyais un chien mutant m’attaquer ? Quelle gamme d’émotions ressentirais-je ? Et Austin est tellement drôle à regarder, il est parfait pour ce rôle.
Dans les jeux Resident Evil, les environnements semblent parfois être un personnage à part entière. Quelles étaient certaines mises en scène environnementales que vous pensez sont importantes pour un film comme celui-ci ?
Je pense que la clé pour créer de bons environnements dans un film Resident Evil est qu’ils changent en permanence. Même si Resident Evil 2 se déroule principalement à un seul endroit, le poste de police. Cependant, vous débloquez de nouvelles zones et finissez par vous rendre sur le parking, puis à d’autres endroits. L’environnement change donc, et vous devez être capable de continuer de découvrir de nouveaux endroits. C’est quelque chose que le film aborde. Vous êtes dans une aventure, et vous ne voulez pas rester trop longtemps au même endroit. Et chaque nouvelle zone que vous visitez vous réserve un nouveau danger.
Comme vous l’avez mentionné, ce film se déroule en dehors des jeux. Mais avez-vous ressenti un besoin d’inclure des références aux jeux ?
Oui, il y a de nombreuses références aux jeux, au-delà de la progression des armes et de la gestion de ressources. Resident Evil 4 est sans doute le jeu auquel j’ai le plus joué, et j’ai donc reproduit de nombreux objets de soin pour les mettre dans le film. Je ne veux pas trop vous en dire, mais les joueurs les verront et les reconnaîtront. Il y a en effet de nombreux petits éléments visuels et thématiques tirés des jeux.
Y a-t-il quelque chose d’autre que vous aimeriez dire aux fans avant que le film sorte ?
Je trouve que c’est toujours délicat de parler du film au nom des fans du jeu, parce que je pense que certains fans ne seront satisfaits que si je raconte l’histoire des jeux. Et c’est quelque chose que je ne fais pas parce que je pense que je ne leur ferais pas honneur. Je pense que les jeux racontent déjà très bien leur histoire.
Si vous étiez personnellement coincé dans le monde que vous avez créé, quel personnage des jeux Resident Evil aimeriez-vous avoir à vos côtés ?
C’est facile. Si j’étais coincé dans mon propre film et que je pouvais choisir n’importe quel personnage, ce serait Leon parce que je m’accrocherais à lui, je fermerais les yeux, et je le laisserais me protéger.
Le film Resident Evil de Zach Cregger sortira au cinéma le 16 septembre.
Lire la suite ...
Lancer la vidéo
PlayStation Blog : Quel est votre premier souvenir de Resident Evil en tant que licence ?
Zach Cregger : Mon premier souvenir de Resident Evil était avec le 2. Je pense avoir joué au 2 avant le 1, et je ne pense pas avoir joué à quelconque jeu s’en rapprochant, c’est le premier survival horror auquel je me souviens avoir joué. J’y ai assurément joué avant Silent Hill, et j’avais adoré ce nouveau système de conservation de ressources. Vous deviez toujours savoir combien de balles ou d’objets de soin vous aviez. Vous deviez prendre des décisions difficiles comme que prendre avec moi ? Qu’est-ce que j’abandonne ? C’était une mécanique vraiment unique. Et j’aime vraiment dans tous les jeux Resident Evil, ou du moins la plupart d’entre eux, certains étant un peu trop arcade à mon goût, ces mécaniques de survival horror vous demandant de vous déplacer lentement et avec attention. Il était pour moi important d’inclure cet élément au film.
Tout le monde a un moment effrayant préféré dans les jeux. Quel est votre frayeur préférée dans la licence Resident Evil ?
Alors, je dois vous dire que j’y jouais en VR, mais c’était dans Resident Evil Village. Il y a un passage où vous êtes dans une maison de poupée, que vous allez dans la cave et que vous assemblez une poupée géante sur la table, avant de vous faire pourchasser par un bébé géant. Les bruits que le bébé faisait, la lumière qui s’éteint, puis la course-poursuite dans les couloirs puis le fait de devoir se cacher sous un lit, c’était vraiment terrifiant.
C’est la seule fois qu’un jeu vidéo m’a fait m’arrêter et prendre une pause. C’était trop intense pour moi. J’ai retiré mon casque, je me suis fait un café, puis j’ai continué plus tard. Mais c’était vraiment terrifiant.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer un film Resident Evil ?
Je voulais créer un film qui suit un personnage d’un point A à un point B, car c’est quelque chose que ces jeux font très bien. Vous partez dans une aventure complètement folle, vous voyez toutes sortes d’environnements, et les choses ne font qu’empirer. C’est quelque chose de très cinématographique pour moi. Je voulais donc créer une histoire qui se déroule dans le monde de Resident Evil, mais qui n’était pas une histoire que les jeux avaient déjà racontée. Pour moi cela n’aurait été intéressant pour personne si je racontais l’histoire de Leon, car les jeux l’ont déjà fait remarquablement. Je voulais donc seulement célébrer tout ce que j’aime dans ces jeux en racontant une histoire qui pourrait se dérouler en parallèle d’un de ces jeux.
Cette histoire se déroule dans le monde de Resident Evil 2, bien que j’ai effectué quelques modifications pour licence artistique. L’histoire suit tout simplement une autre personne qui était en mission le soir où tout a basculé à Raccoon City, personne qui doit se rendre d’un point A à un point B. Et à mesure que le film avance, les personnages rencontrent les mêmes choses que vous rencontrez dans les jeux. Je voulais rester fidèle au film où vous commencez avec un pistolet, puis passez au fusil à pompe avant de trouver une MP5. Vous êtes toujours inquiets par rapport au nombre de balles qu’il vous reste, vous vous blessez, et ainsi de suite. Ce fut un défi amusant pour moi d’essayer de retranscrire un jeu en un film.
Comme vous l’avez mentionné, vous ne racontez pas l’histoire des jeux, mais plutôt une histoire qui se déroule dans l’univers des jeux. Pour vous, qu’est-ce qui est essentiel au monde de Resident Evil ?
Le monde de Resident Evil est un monde où le T-Virus dont Umbrella Corporation est responsable a créé une terrible épidémie de zombies mutants. Le chaos règne où que vous regardez, et c’était un terrain de jeu amusant pour moi.
Nous connaissons les héros des jeux Resident Evil : Leon est stratégique, entraîné, et sait ce qu’il fait. Mais nous avons également vu de nouveaux personnages comme Ethan Winters (Resident Evil 7 et Resident Evil Village) et Grace (Resident Evil Requiem) qui sont laissés à leur sort dans ce monde et qui ne savent pas ce qu’ils font. Est-ce qu’Austin [Abrams, qui joue le personnage principal Bryan] suit cette tradition ou il essaie de comprendre ce qu’il doit faire ?
Austin est un peu comme un avatar pour moi, ou comment j’imagine le joueur de jeu vidéo moyen réagir s’il se retrouvait à l’intérieur du jeu. C’est une personne normale. Il n’est pas particulièrement doué pour se battre. Il est athlétique, mais ce n’est pas un athlète, c’est un peu monsieur tout le monde. C’est quelqu’un de gentil mais malchanceux qui se retrouve coincé dans un cauchemar. Et c’était vraiment amusant d’imaginer comment je réagirais si je voyais un chien mutant m’attaquer ? Quelle gamme d’émotions ressentirais-je ? Et Austin est tellement drôle à regarder, il est parfait pour ce rôle.
Dans les jeux Resident Evil, les environnements semblent parfois être un personnage à part entière. Quelles étaient certaines mises en scène environnementales que vous pensez sont importantes pour un film comme celui-ci ?
Je pense que la clé pour créer de bons environnements dans un film Resident Evil est qu’ils changent en permanence. Même si Resident Evil 2 se déroule principalement à un seul endroit, le poste de police. Cependant, vous débloquez de nouvelles zones et finissez par vous rendre sur le parking, puis à d’autres endroits. L’environnement change donc, et vous devez être capable de continuer de découvrir de nouveaux endroits. C’est quelque chose que le film aborde. Vous êtes dans une aventure, et vous ne voulez pas rester trop longtemps au même endroit. Et chaque nouvelle zone que vous visitez vous réserve un nouveau danger.
Comme vous l’avez mentionné, ce film se déroule en dehors des jeux. Mais avez-vous ressenti un besoin d’inclure des références aux jeux ?
Oui, il y a de nombreuses références aux jeux, au-delà de la progression des armes et de la gestion de ressources. Resident Evil 4 est sans doute le jeu auquel j’ai le plus joué, et j’ai donc reproduit de nombreux objets de soin pour les mettre dans le film. Je ne veux pas trop vous en dire, mais les joueurs les verront et les reconnaîtront. Il y a en effet de nombreux petits éléments visuels et thématiques tirés des jeux.
Y a-t-il quelque chose d’autre que vous aimeriez dire aux fans avant que le film sorte ?
Je trouve que c’est toujours délicat de parler du film au nom des fans du jeu, parce que je pense que certains fans ne seront satisfaits que si je raconte l’histoire des jeux. Et c’est quelque chose que je ne fais pas parce que je pense que je ne leur ferais pas honneur. Je pense que les jeux racontent déjà très bien leur histoire.
Si vous étiez personnellement coincé dans le monde que vous avez créé, quel personnage des jeux Resident Evil aimeriez-vous avoir à vos côtés ?
C’est facile. Si j’étais coincé dans mon propre film et que je pouvais choisir n’importe quel personnage, ce serait Leon parce que je m’accrocherais à lui, je fermerais les yeux, et je le laisserais me protéger.
Le film Resident Evil de Zach Cregger sortira au cinéma le 16 septembre.
Lire la suite ...