Au total, ce sont quatre jeux qui constituent cette collection nommée Blue Reflection Quartet. L’interface est soignée, et présente les titres par ordre chronologique histoire de guider le joueur novice dans la manière dont il souhaite découvrir la franchise. Il est possible de sélectionner n’importe quel jeu dès le départ, avec la présence de fiches de personnages et un résumé de certains événements pour aider à mieux comprendre un lore assez complexe. Malheureusement, les développeurs de Gust n’ont pas profité de cette nouvelle version pour localiser le jeu en français, avec des textes uniquement en anglais, que ce soit pour les menus ou les dialogues. C’est évidemment très gênant pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare, d’autant que les échanges sont nombreux, avec des phases proches du visual novel.
Autre élément plutôt repoussant : l’aspect technique de tous ces titres. Si certains s’en sortent un peu mieux que d’autres, à l’image de Blue Reflection Sun, l’ensemble aurait quand même mérité un meilleur traitement. On se retrouve avec des jeux remplis d’aliasing, des décors assez pauvres et des environnements qui manquent de personnalité, pour un résultat plus proche du simple portage que du remaster. La version Nintendo Switch 2 ne bénéficie d’ailleurs pas de spécificités impressionnantes avec une résolution plafonnée à 1080p en mode TV, et un nombre d’images par seconde qui ne dépasse pas les 30 images par seconde. Seuls les temps de chargement profitent de la puissance de la console hybride finalement, ce qui est déjà bien, mais loin d’être suffisant.

Cependant, on apprécie l’ajout de nombreuses options de confort, comme la possibilité d’accélérer les combats et les dialogues, ou de se déplacer instantanément dans le lycée. En revanche, on ne comprend pas pourquoi l’utilisation du stick gauche est souvent délaissée pour naviguer dans les menus, au profit de la croix directionnelle. Globalement, le travail réalisé sur l’ergonomie est correct, mais nécessiterait encore quelques mises à jour pour être totalement convaincant. Pour le reste, voici ce que nous avons pensé de chaque jeu indépendamment :
Autre élément plutôt repoussant : l’aspect technique de tous ces titres. Si certains s’en sortent un peu mieux que d’autres, à l’image de Blue Reflection Sun, l’ensemble aurait quand même mérité un meilleur traitement. On se retrouve avec des jeux remplis d’aliasing, des décors assez pauvres et des environnements qui manquent de personnalité, pour un résultat plus proche du simple portage que du remaster. La version Nintendo Switch 2 ne bénéficie d’ailleurs pas de spécificités impressionnantes avec une résolution plafonnée à 1080p en mode TV, et un nombre d’images par seconde qui ne dépasse pas les 30 images par seconde. Seuls les temps de chargement profitent de la puissance de la console hybride finalement, ce qui est déjà bien, mais loin d’être suffisant.
Cependant, on apprécie l’ajout de nombreuses options de confort, comme la possibilité d’accélérer les combats et les dialogues, ou de se déplacer instantanément dans le lycée. En revanche, on ne comprend pas pourquoi l’utilisation du stick gauche est souvent délaissée pour naviguer dans les menus, au profit de la croix directionnelle. Globalement, le travail réalisé sur l’ergonomie est correct, mais nécessiterait encore quelques mises à jour pour être totalement convaincant. Pour le reste, voici ce que nous avons pensé de chaque jeu indépendamment :
Blue Reflection
Premier épisode de la saga, Blue Reflection prend la forme d’un JRPG au tour par tour. On y suit Hinako Shirai, une lycéenne qui rêvait de devenir danseuse étoile avant qu’une blessure ne brise son ambition. Confrontée à la colère d’une autre élève, elle se voit remettre une bague capable de la transformer en magical girl et de la transporter dans le «Common», un monde qui matérialise les émotions des gens. On y croise des ennemis à combattre, dans un système très classique composé d’un ATB, qui montre l’ordre d’action des personnages, avec la possibilité d’utiliser des sorts de soutien et des attaques spéciales qui consomment de l’éther. Tout est relativement limité, avec seulement trois personnages jouables, dont les mystérieuses Yuzu et Lime, une interface qui ne donne pas franchement envie, et un rythme beaucoup trop lent.
D’autre part, Blue Reflection cherche à s’inspirer de la franchise Persona avec une vie scolaire qui pousse aux interactions avec les autres lycéennes. C’est d’ailleurs par ce biais que Hinako et ses deux amies gagnent de l’expérience, et donc des niveaux, pour ensuite attribuer des points de statistiques selon quatre critères : attaque, défense, support et technique. Tout est fait pour faciliter la navigation au sein de l’établissement, avec la présence d’indicateurs de quêtes, la possibilité de courir et une option pour rejoindre instantanément n’importe quelle pièce du bâtiment. En revanche, un travail aurait pu être fait sur la caméra inamovible, très pénible dans les couloirs. L’aspect social passe également par une application consultable via le téléphone de Hinako, tandis que des missions annexes visent à renforcer le lien avec certaines camarades pour débloquer des options de soutien à utiliser en combat. Malgré toutes ses bonnes intentions, ce premier Blue Reflection a assez mal vieilli, et ne parvient malheureusement pas à susciter d’engouement.
D’autre part, Blue Reflection cherche à s’inspirer de la franchise Persona avec une vie scolaire qui pousse aux interactions avec les autres lycéennes. C’est d’ailleurs par ce biais que Hinako et ses deux amies gagnent de l’expérience, et donc des niveaux, pour ensuite attribuer des points de statistiques selon quatre critères : attaque, défense, support et technique. Tout est fait pour faciliter la navigation au sein de l’établissement, avec la présence d’indicateurs de quêtes, la possibilité de courir et une option pour rejoindre instantanément n’importe quelle pièce du bâtiment. En revanche, un travail aurait pu être fait sur la caméra inamovible, très pénible dans les couloirs. L’aspect social passe également par une application consultable via le téléphone de Hinako, tandis que des missions annexes visent à renforcer le lien avec certaines camarades pour débloquer des options de soutien à utiliser en combat. Malgré toutes ses bonnes intentions, ce premier Blue Reflection a assez mal vieilli, et ne parvient malheureusement pas à susciter d’engouement.
Blue Reflection Ray
Pour promouvoir la sortie de Blue Reflection: Second Light, les développeurs de Gust ont fait appel au studio J.C. Staff (Slayers, Food Wars!, DanMachi, …) pour produire un anime intitulé Blue Reflection Ray. Un projet qui s’inscrit dans le lore de la saga, et qui possède donc une certaine légitimité à intégrer cette compilation. Pour ce faire, le studio Gust a fait le choix d’adapter les 24 épisodes de la série en jeu vidéo, avec de véritables séquences de gameplay. Malheureusement, le résultat est très décevant puisque cela se résume à parcourir des mondes repris du premier jeu, pour ramasser des souvenirs et des fragments, et donner lieu à quelques échanges entre les différents personnages. On retrouve le duo Yuzu et Lime, ainsi que le «Common», mais le fait de condenser l’anime en une heure de jeu, ponctuée de quelques images, fixes est clairement indigeste. Heureusement, cette expérience soporifique est courte et finalement vite oubliée.
Blue Reflection Sun
Après l’anime, place au jeu mobile. Là aussi, les développeurs de Gust ont été obligés de transformer en profondeur un produit qui prenait, à l’origine, la forme d’un gacha tourné vers les microtransactions. Et là encore, le studio japonais s’est contenté du minimum avec une aventure qui demande entre 2 et 3 heures d’investissement, et qui n’apporte pas grand-chose au lore. Contrairement à Blue Reflection Ray, on a tout de même droit à un peu de gameplay avec des combats au tour par tour nettement plus dynamiques que dans le premier Blue Reflection (on y revient à l’occasion de la partie sur Blue Reflection: Second Light), huit personnages jouables et quelques petites interactions sociales entre deux affrontements. C’est toutefois bien trop peu, avec moins de dix combats à mener au total, et un fort déséquilibre entre le boss final et le reste du jeu niveau difficulté. Là encore, Blue Reflection Sun est une déception, incapable de marquer les mémoires.
Blue Reflection: Second Light
Sans contestation possible, Blue Reflection: Second Light est le titre le plus abouti de la franchise, à tous les niveaux. La plupart des défauts du premier épisode ont été corrigés, ce qui en fait finalement le meilleur jeu de cette compilation. On y suit l’histoire d’Ao Hoshizaki, une jeune fille coincée dans un lycée perdu au milieu du néant, en compagnie de trois autres camarades. Toutes ont perdu la mémoire et doivent désormais survivre ensemble en récupérant des ressources situées dans le «Faraway», un lieu peuplé d’ennemis. Avec cette suite, les développeurs de Gust reprennent en partie le concept de la franchise Atelier avec la nécessité de trouver des ingrédients pour fabriquer des objets utiles ou concocter des recettes. Cela apporte une petite dimension supplémentaire au jeu, qui conserve par ailleurs les relations sociales, tout en introduisant de courtes missions annexes dans lesquelles on vous demande généralement d’éliminer un certain nombre d’ennemis ou de ramener des ingrédients précis.
Mais la principale satisfaction de cet épisode réside dans ses combats, qui ont ensuite été repris dans Blue Reflection Sun. Beaucoup plus travaillés que dans le premier Blue Reflection, ils sont aussi nettement plus rythmés, avec une jauge d’ATB qui permet de charger des attaques plus puissantes en retardant le passage à l’action. En enchainant les actions, on fait monter une jauge de combos qui permet de réduire la barre de vie de l’ennemi de plus en plus vite, ce qui procure un vrai sentiment de puissance. Les sorts de soins et défensifs sont mis à contribution également, formant un ensemble qui tient vraiment bien la route. Côté exploration, la recherche des ingrédients peut donner lieu à quelques séquences d’infiltration, ce qui constitue là aussi une nouveauté appréciable, qui permet de donner de la profondeur au titre. Plus anecdotique, Blue Reflection: Second Light possède également les meilleurs costumes de magical girls de la franchise, pour un chara-design vraiment réussi.
Mais la principale satisfaction de cet épisode réside dans ses combats, qui ont ensuite été repris dans Blue Reflection Sun. Beaucoup plus travaillés que dans le premier Blue Reflection, ils sont aussi nettement plus rythmés, avec une jauge d’ATB qui permet de charger des attaques plus puissantes en retardant le passage à l’action. En enchainant les actions, on fait monter une jauge de combos qui permet de réduire la barre de vie de l’ennemi de plus en plus vite, ce qui procure un vrai sentiment de puissance. Les sorts de soins et défensifs sont mis à contribution également, formant un ensemble qui tient vraiment bien la route. Côté exploration, la recherche des ingrédients peut donner lieu à quelques séquences d’infiltration, ce qui constitue là aussi une nouveauté appréciable, qui permet de donner de la profondeur au titre. Plus anecdotique, Blue Reflection: Second Light possède également les meilleurs costumes de magical girls de la franchise, pour un chara-design vraiment réussi.
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